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The five musketeers Book 1
At sword’s point

Pierre Chevalier

190 pages
Autoédition - 2019 - France
SF, Fantasy - Roman

Intérêt: *

 

 

 

Ce court roman paru en janvier 2019 est présenté comme la première partie d’une série de six, les cinq autres volumes restant à paraître. L’auteur est français mais le livre est écrit en anglais.

The five musketeers fait partie de ces récits qui imaginent une personne d’aujourd’hui transportée dans le temps jusqu’à la période des mousquetaires. On trouve un tel schéma dans des romans comme The last musketeer, Traitor’s chase, Double cross, The wee musketeers, The English Musketeer… Et plus fréquemment encore dans la bande dessinée (voir par exemple All for one, one for all!, The three super-musketeers, Donald et les Trois Mousquetaires, Mickey à travers les siècles : Au temps des mousquetaires).

L’histoire de The five musketeers suit une jeune Américaine, Rose Archambault. En 2020, la voilà en train de visiter la Gascogne, histoire de se changer les idées au milieu de la longue maladie qui menace d’emporter son père. A l’occasion de ce voyage, elle espère retrouver la trace d’ancêtres français.

Mais la voilà qui d’un seul coup se retrouve plongée au XVIIème siècle, en 1654, six ans après Vingt ans après. Elle émerge en pleine bataille (non, nous n’aurons pas d’explication sur ce voyage temporel instantané). Autour d’elle se trouvent d’Artagnan et Porthos, ainsi qu’une Anglaise, Isabel McCartney. Cette dernière, plutôt mystérieuse, a une mission à accomplir auprès de d’Artagnan. Mais comme elle ne parle pas plus français que les mousquetaires ne parlent anglais, Rose est recrutée comme interprète. Elle apprend donc à d’Artagnan et ses amis qu’Isabel est venue en France envoyée par les Chevaliers de Saint-George, une organisation secrète anglaise, pour demander à Louis XIV son aide contre Cromwell et ses persécutions des catholiques. Les deux mousquetaires décident de se rendre à Paris pour voir le roi. Au passage, ils récupèrent Athos et Aramis.

Louis XIV accepte en effet d’aider les adversaires de Cromwell mais sans pour autant y consacrer une armée : il se contente d’envoyer les quatre mousquetaires en Angleterre lutter contre l’usurpateur comme ils l’avaient déjà fait dans Vingt ans après. Bon gré mal gré, Rose suit l’expédition. La petite troupe rejoint les Chevaliers de Saint-George et élabore un plan d’assassinant de Cromwell. De multiples péripéties s’ensuivent mais les conspirateurs sont victimes d’une trahison en leur sein et échouent. A la fin de ce premier volume, le groupe s’enfuit en Ecosse.

 

De facture très classique, bien écrit, le livre est sans grande surprise. La dimension « voyage dans le temps » n’est pas beaucoup exploitée. Rose commente bien en son for intérieur sa découverte du XVIIème siècle mais elle s’adapte fort bien, apprend à monter à cheval et à se battre à l’épée. Il y a  malgré tout une scène où Rose se bat avec Cromwell et où elle donne à ce dernier, interloqué, des détails « historiques » sur la mort qui l’attend cinq ans plus tard.

L’aspect le plus intéressant tient au portrait des quatre mousquetaires en hommes qui ne sont plus jeunes et qui ont accumulé déceptions et désillusions au cours de leur vie. Ce qui contraste vivement avec l’image de héros que Rose avait d’eux à travers la lecture des Trois mousquetaires (voir extrait ci-dessous) et suscite des états d’âme chez la jeune fille, qui ne peut évidemment leur dire d’où elle vient. Mais cette dimension n’apparaît qu’occasionnellement dans le récit. Il faudra bien sûr attendre la suite – les suites, plutôt – pour porter un jugement plus complet sur l’œuvre.

 

Extrait du chapitre 15

As for the Musketeers, they’d been my childhood heroes. When I was a child, my father had told me stories – well, heavily edited stories – of them, back when I’d gone through a phase of wanting to be a knight when I grew up. The Musketeers, he’d explained, were more modern knights who’d used guns as well as swords, and I’d happily incorporated that into my fantasy of being a protector of the common folk.

These people were so different from what I’d expected from reading the books. Part of that had to be because the stories were filtered through Dumas, but it was more than that. I’d pictured them as being in the prime of their lives. They were old men now. Maybe they had a few more decades left in them, given proper medicine and good luck, but this era wasn’t known for that. As far as they were concerned, they were on their last years, and didn’t have enough time or energy left to indulge a starry-eyed girl who’d once dreamed of glory.

But then, that was what Dumas’s books were all about. As much as people focused on the exciting parts – leaping from roofs, crossing swords with villains, rescuing damsels in distress – there were psychological elements to them as well. Loyalty, disillusionment, and the realization that youthful, idealistic dreams such as liberté, loyauté, fraternité are but illusions waiting to be shattered. It wasn’t a surprising viewpoint for someone who’d written the story just fifty years after the end of the Reign of Terror and thirty years after the fall of Napoleon’s so-called empire. And yet France had lived on and bettered itself, which was my comfort when current events had become too much for me.

The only real exception I could see to their general mellowness was Porthos, who seemed just as jovial as if he were a young man. Even so, sometimes he seemed just a little too cheerful. Sometimes I wondered if it was just an act, a way to pretend that age and decline would never happen to him. Was there more to Porthos than seemed to be on the surface layer? How had he managed to maintain this sense of cheer even though he must have caused the deaths of many? While d’Artagnan wore his misery like a shroud and, the ghosts that plagued him shone through his eyes, Porthos could be suffering too.

Then there was Athos. When we were practicing, sometimes I could see a younger man shining through who cared more about the art of the fight than the means to an end. He was d’Artagnan’s deputy. Proud, stoic and kind. Given the general attitudes of the time, I owed him a lot for even entertaining the idea of teaching me to fight, let alone actually going through with it.

These men had once been my heroes, and now I had managed to spend time with them and even help them out. Was it wrong of me to want that to continue? I wanted them to think highly of me, I wanted them to know I wasn’t a spy or a witch. That I was genuine and that I wished them well. Even if I’d completed my part of the mission and everything would turn out successfully, I knew they would feel my sense of betrayal. At least, d’Artagnan would think that. I wasn’t too sure about the others, and no doubt, Aramis would probably be glad to see me gone. Despite him, I didn’t want to let them down by leaving early, which I would be doing.


 

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