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The English Musketeer

Harry Hayfield

150 pages
Autoédition - 2014 - Royaume-Uni
Roman

Intérêt: *

 

 

 

Ce court roman raconte à la première personne l’histoire d’Henri, jeune Gallois vivant à notre époque. Passionné de reconstitutions historiques, il se rend au Texas pour participer à une « Renn Faire », c’est-à-dire une de ces « fêtes de la Renaissance » qui recréent le temps d’un week-end les jours anciens à force de décors, costumes et artisanat.

Pendant sa première nuit chez ses hôtes texans, il s’endort et se réveille dans la France du temps des mousquetaires, dans la peau d’un jeune homme que ses parents envoient faire fortune à Paris muni d’une lettre pour le « Capitaine Treville » et d’un cheval jaune. Lors d’une altercation dans une auberge, il se fait assommer et sa lettre est volée. Etc.

Ses aventures reproduisent donc de très près celles de d’Artagnan avec toutefois de multiples petites différences. Par exemple, Henri fait connaissance dès sa première étape d’un garçon d’auberge nommé Planchet (qu’il engagera plus tard à Paris comme domestique). N’ayant pas de quoi payer sa note, il laisse son cheval jaune en gage à l’aubergiste (il le récupèrera plus tard). Il fait connaissance de Constance avant même d’entrer dans Paris et c’est elle qui lui trouve un logement chez son oncle où elle habite. Autre différence notable : Henri fait connaissance des trois mousquetaires et ce n’est que plus tard qu’il se retrouve à devoir se battre en duel contre eux (en insistant pour se battre contre les trois en même temps).

De temps en temps, Henri se réveille de ses aventures de mousquetaire pour se retrouver au Texas. Il passe alors son temps à se demander si tout cela n’était qu’un rêve ou bien s’il voyage réellement dans le temps.

Nombre de scène plus ou moins grotesques font pencher fortement du côté du rêve – ou parfois du cauchemar d’ailleurs, comme lorsque les mousquetaires sont forcés de se soumettre sans protester aux pires brimades infligées par les gardes du cardinal (leur lécher littéralement les bottes, se mettre à quatre pattes pour leur servir de cheval…) parce que Tréville s’est engagé à ce que ses hommes soient parfaitement disciplinés pendant 24 heures. Pour revenir de Londres durant la réécriture de l’histoire des ferrets de la reine, Henri capture des dauphins pour qu’ils remorquent son bateau.

A ces scènes parfaitement fantaisistes s’intercalent des moments de grosse comédie : les mousquetaires et leurs adversaires se battent dans les cuisines du palais royal en se bombardant de tartes à la crème et d’œufs, Henri glisse sur les parquets du palais de Buckingham comme sur une patinoire, etc.

Car le jeune aspirant mousquetaire se comporte comme un gamin. Impulsif, il fonce tête baissée sans la moindre réflexion. Tantôt il est complètement désorienté par son « voyage dans le temps », tantôt il pratique l’escrime avec une maîtrise qui lui fait battre tous ses adversaires. Tantôt il sanglote à la vue d’un chaton qui lui rappelle le sien, tantôt il affronte les pires dangers et les plus redoutables ennemis sans l’ombre d’une hésitation.

Tout ceci est donc cohérent avec l’idée d’un rêve que fait Henri, dans lequel il revit, modifiés, les principaux épisodes de la vie de son héros d’Artagnan. Sauf que tout bascule à la fin. Alors que Henri, couvert d’honneurs, est fait lieutenant des mousquetaires, il croise un jeune garçon nommé d’Artagnan, appelé à devenir le futur héros. Revenu au XXIème siècle, Henri fait des recherches historiques sur d’Artagnan et trouve que ce dernier a été inspiré dans sa carrière par un « Mousquetaire anglais » dont le portrait n’est autre que le sien propre. Toute cette histoire aurait donc été réelle, Henri aurait véritablement voyagé dans le temps.

Avec ce retournement, le récit perd sa cohérence. Il est vrai qu’il n’y a sans doute pas de cohérence à rechercher dans un roman qui se veut avant tout humoristique. Malheureusement, l’humour n’est pas des plus légers. Une autre caractéristique du livre est très agaçante pour le lecteur francophone : les mots et noms propres français sont souvent massacrés. Le palais royal s’appelle « le Lourve », le port où Henri embarque pour l’Angleterre devient « Le Harve », tandis que le futur héros des mousquetaires est baptisé « d’Artangan ». Les phrases françaises donnent « Paris, l’ville des reves » ou « Au reviour, Mon Amis ! ». Ces fautes sont tellement nombreuses qu’on en arrive à se demander si elles sont volontaires mais il y a suffisamment de noms correctement orthographiés (ceux des trois mousquetaires par exemple) pour écarter toute volonté systématique de déformation.

Le livre a deux suites : The English Musketeer returns et The English Musketeer and the Iron Mask.

 

Extrait

I’d got to the front door, which opened to reveal a butler who announced; “This way, if you please” and I followed him into a very large room where he asked me to wait. I nodded and the butler went off. Having never been to Buckingham Palace before I wondered how many of the items I could see might now be there. The first thing that took my attention was a suit of armour, which seemed to have a rather dour expression about it. Looking around to make sure no one saw me, I knelt down and tickled its feet saying “Coochie Coochie Choo!” and giggled as I stood up. As I stepped back to admire the rest of the room, I suddenly became aware that the armour was moving away from me.

“Goodness” I thought, “mobile armour!”

It wasn’t until I looked down that I realised what had happened. The floor was so polished that my boots offered less traction than normal and in stepping back I was slowly sliding away from the armour. “Just like an ice rink” I said to myself, and then had an idea. I moved the carpet that was in the middle of the room to one corner and making sure no one was around, slid into the corner and started to hum “The Skater’s Waltz” and started to slide around the room as if I was skating. Within seconds I was completely lost and imagined myself skating in the Olympic Men’s Figure Skating final at Sochi. Deciding to wow the judges I did a triple salco, span around very quickly on the spot and then pushed off hoping to finish with a flourish. However, what I did finish up doing was bumping into a tall gentleman who looked at me with a confused expression on his face.

“Can I help you?” he asked

The shock of finding someone in my skating rink brought me back to reality and I slipped. I fell to the floor and apologised.

“Not a problem, my lad!” the man replied and admitted that after he had moved in, he did a bit of sliding as well.

I stood up and explained that I was looking for His Grace.

“Ah” he said, “that would be me then!”


 

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