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Master
An erotic novel of The count of Monte Cristo

Colette Gale

344 pages
Signet Eclipse - 2008 - États-Unis
Roman

Intérêt: *

 

 

Le sous-titre de Master le dit clairement: ce roman est une version érotique du Comte de Monte-Cristo. On s’attend donc au pire – et l’on est donc presque déçu: s’il est loin d’être un chef d’œuvre, le livre n’est pas complètement nul…

L’auteur, Colette Gale, est une spécialiste du genre: avant Monte-Cristo, elle a déjà publié une version érotique du Fantôme de l’Opéra. Elle a du métier et elle connaît bien l’œuvre dont elle s’inspire.

Master suit donc de très près la trame de Dumas, en ne commençant vraiment toutefois qu’avec le début de la vengeance (non, il n’y a pas de révélations sur les relations entre Dantès et l’abbé Faria…). Le récit se place très largement du point de vue de Mercédès. Et la principale innovation du roman est la suivante: Monte-Cristo a placé Mercédès sur la liste des personnes dont il veut se venger. Considérant qu’elle l’a trahi comme Danglars, Villefort et Morcerf quand elle a épousé ce denier, il veut établir sa domination sur elle, l’humilier, l’avilir. Mais la passion qu’il n’a jamais cessé d’éprouver pour elle vient sérieusement compliquer ses projets.

Monte-Cristo commence ainsi par séduire Mercédès sous l’apparence de Sindbad le Marin. Il va jusqu’à la kidnapper et la faire conduire sur l’île de Monte-Cristo pour une nuit d’orgie. Accessoirement, Mercédès ne le reconnaît absolument pas (et même dans la plus grande intimité!) quand il se présente comme Sindbad – alors qu’elle le reconnaît aussitôt, un peu plus tard, quand il apparaît sous l’identité du comte de Monte-Cristo: cette contradiction ne sera jamais expliquée.

Mercédès, il faut le dire, est frustrée et malheureuse. Elle hait Morcerf, son mari. Celui-ci, dépravé, l’a entraînée maintes fois dans des orgies et n’hésite pas à la livrer à ses amis. Elle le fuit donc autant que possible et se console avec des amants de passage. Le beau et mystérieux Sindbad la fait fondre sans difficulté.

Les choses se compliquent quand Monte-Cristo entre en scène à Paris. Ses projets de vengeance incluent donc domination et humiliation pour Mercédès. On assiste par exemple à une scène où celle-ci commence une relation sexuelle avec le comte (en qui elle a reconnu Edmond Dantès) dans le jardin pendant une réception – pour se voir abandonnée en plein acte, frustrée et nue, à la merci du premier promeneur venu. Autre scène du même genre: Monte-Cristo paye Morcerf, qui va donc jusqu’à prostituer sa femme, pour faire l’amour avec elle en présence du mari complaisant (voir extrait ci-dessous).

Fidèle en cela au roman de Dumas, le comte réalise à la fin que son désir de vengeance l’a aveuglé. Il pardonne à Mercédès, renonce à sa volonté de domination et peut ainsi renouer une vraie relation amoureuse avec elle.

Comme les relations entre Dantès et Mercédès ne suffiraient pas à fournir tous les éléments d’un roman érotique, l’auteur a traité de quelques autres sujets: l’éveil de la sexualité d’Haydée, notamment, qui viole littéralement le géant Ali, ou les jeux érotiques de Maximilien Morrel et Valentine de Villefort, qui ne peuvent se rencontrer que de part et d’autre d’une grille.

Tout cela pourrait paraître désolant, mais est partiellement sauvé par le mal que se donne l’auteur pour colle autant que possible au roman d’origine et par une certaine qualité d’écriture, qui se manifeste d’ailleurs dans les nombreuses et très explicites scènes érotiques.

Il n’en demeure pas moins que ce Monte-Cristo tourmenté par de sombres pulsions sexuelles est évidemment bien différent du héros de Dumas qui semble s’être hissé, à force de volonté surhumaine, au-dessus des passions humaines pour mieux assouvir la seule qui lui reste: sa vengeance.

 Voir l'arbre généalogique du comte de Monte-Cristo

Extrait du chapitre 9 In the Bedchamber

The silk in his hands was still warm from her body, and when it had wafted toward him, he sensed her spicy, floral scent. Nothing as sweet and feminine as the jasmine Haydée favored, but muskier, spicier, mixed with what had to be lily-of-the-valley overtones.

Monte Cristo sipped his brandy and watched her smooth golden body, curvier than he remembered, in the hips and lightly rounded belly, and the full sway of her breasts. Despite the heat of the liquor, his mouth was dry and his throat tight. He relaxed his fingers, loosening the silk and forcing them to open slightly in his lap.

Beneath which raged his hungry cock.                  |

He glanced over at Morcerf, and his skin prickled with abhorrence, but he kept his face blank. He would watch, perhaps even participate, in tonight’s events from an impassive perspective. It was a means to an end, and he could stay removed enough as he watched—and enjoyed—her humiliation.

She surprised him for a moment, when she paused in stalking the prey of her husband, and suddenly turned to him. One moment, she was watching Morcerf, pinning him with those deep, dark eyes, and the next, she was there, in front of him.

Slender arms angled on either side of him as she closed her fingers over the arms of his chair and leaned forward, over him. Her long hair fell in a dark pile onto the white silk and lace in his lap, brushing over his hand. She surged forward, catching him by surprise when she covered his mouth with those sensuous red lips, slipping her warm, slick tongue over the front of his teeth until he opened and let her in.

The kiss was hot and brief, and she pulled away, her eyes half lidded so he couldn't read what was there—but he saw her pulse pounding in her throat.

"Enjoy the show," she murmured near his ear, her voice low and warm, filtering over his skin as she retreated.

Quick as a whip, he lashed out and grabbed her arm, yanking her back. He kept a cool lift to the side of his mouth, an unconcerned one, as he placed her hand over the bulge in his trousers. "I paid enough.... I expect a more satisfying performance than the one you gave earlier this evening." Then he shoved her away before his hands touched her anywhere else.

She barely stumbled, but her breasts jounced pleasantly, and there was a flash of something—annoyance, surprise… something—there in her eyes. But then Mercédès was standing with a knowing, coy smile back on those lips, and she turned her attention to her husband.

Monte Cristo watched as she sashayed toward Morcerf… toward her husband... the man who looked as if he were half in shock and half drowning in lust. The man's throat moved as he swallowed, his Adam's apple convulsing as Mercédès lowered her fine, round ass onto his lap, her own legs turned primly to the side as if she were sitting sidesaddle on her mare, her knees facing Monte Cristo.

She bent forward to kiss her husband in the same deep, sensual way she'd kissed him only moments before. He saw the dark red slide of tongue, the quirk at the corner of her lips, the little laugh she gave into her husband’s mouth, as though sharing a private joke.

She wouldn't be laughing if she were kissing him.

Monte Cristo reached easily, deliberately, for his glass and realized it was empty. He closed his fingers over the diamond-cut crystal and continued to watch. The only thing he hadn't investigated during the last decade was the state of Mercédès and Fernand’s intimate relationship. Those details were something he didn't want—need—to know.

Now, it appeared, he would see them firsthand.

He lifted the bottle to pour a few fingers into his glass, as well as into Morcerf’s, as he watched the other man's hands move up the smooth golden skin of her back, under that heavy, dark hair that smelled like lily of the valley. Mercédès had untied her husband's neckcloth and pulled it away, and was now unfastening his shirtwaist as he played with her breasts.


 

 

 

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