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The Musketeers – All for One

James R. Lawrence

518 pages
Autoédition - 2021 - États-Unis
Roman

Intérêt: 0

 

 

 

Lire les romans inspirés par l’œuvre de Dumas demande parfois beaucoup d’abnégation… Il y a ceux qui sont très mal écrits, au point de décourager la lecture. Il y a aussi ceux qui sont complètement absurdes. The Musketeers – All for One figure assez haut dans cette dernière catégorie.

Qu’on en juge. A la lecture des premières dizaines de pages, le lecteur éberlué apprend que d’Artagnan a déjà reçu son brevet de lieutenant des mousquetaires lors de l’exécution de Milady ; que « Gascogne » est le nom d’une ville ; qu’en rentrant du nord de la France à Paris, d’Artagnan peut faire un petit crochet pour saluer ses parents en Gascogne, justement, mais sans avoir le temps de s’arrêter pour prendre un repas. On voit aussi Aramis entrer au couvent, mais sans avoir la moindre idée d’en quoi consiste la vie de moine. Mieux encore, le couvent où le mousquetaire vient se consacrer à la vie religieuse est mixte (!). Moines et religieuses s’y côtoient en permanence, avec les conséquences que l’on imagine sur la vocation d’Aramis.

Et le festival continue tout au long des plus de 500 pages du livre. La trame du roman est la suivante : désireux de jouir d’une influence sans limite sur Louis XIII, Richelieu est prêt à tout pour éliminer les deux personnes que le roi écoute, la reine Anne d’Autriche et Tréville. Pour déconsidérer ce dernier, le cardinal élabore un plan d’une rare subtilité : il charge Rochefort d’envoyer des hommes habillés en mousquetaires tuer et piller dans les campagnes. Pendant leurs méfaits, ils appellent très fort leur chef « Athos » et laissent toujours des témoins vivants pour rapporter ces détails. Du coup, évidemment, tout le monde est persuadé que les mousquetaires sont devenus du jour au lendemain des tueurs assoiffés de sang et qu’Athos est leur chef. Il ne viendrait à personne l’idée de s’étonner que des mousquetaires devenus bandits gardent leurs tuniques bleues reconnaissables entre toutes pour perpétrer leurs méfaits. Pour ce qui est de la reine, Richelieu veut la faire assassiner par un tireur qui prendra soin, là aussi, de porter l’habit des mousquetaires - quand on a une aussi bonne idée, autant l’utiliser plusieurs fois (voir-extrait ci-dessous).

La preuve que l’idée est bonne, c’est que tout le monde s’y laisse prendre, même d’Artagnan. Les hommes de Richelieu ont assassiné son père et ont laissé sur sa tombe un chapeau ayant appartenu à Athos : d’Artagnan jure instantanément de tuer Athos, assassin de son père…

Autres perles dans ce festival : les sbires du cardinal complotent dans une taverne au vu de tout le monde ; Tréville et Anne d’Autriche sont amoureux fous et flirtent en public ; une femme du peuple parisienne se fait passer sans difficulté auprès de Louis XIII pour une tante de la reine, c’est-à-dire une femme appartenant au plus haut niveau de la famille royale espagnole, dont personne n’avait entendu parler jusque là ; etc.

Etonnamment, le livre n’est pas mal écrit du tout. Découpé en de nombreux courts chapitres, il est bien rythmé et comprend de bons passages. Une sœur de d’Artagnan, Jeanne-Marie, est un personnage intéressant qui emprunte quelques traits de caractère à Milady. Mais tout de même, trop c’est trop.

 

Extrait du chapitre 11 Rochefort Reports to Richelieu

(Rochefort) stopped suddenly before the Cardinal, kissing Richelieu's ring.

"I pray you have brought me good news, Rochefort."

"If it is done pleases you, then yes, I have excellent news."

Rochefort stepped away, crossed to a carafe of red wine, and poured himself a drink. The Cardinal sat back in his chair, expecting more information from his spy.

"Ah! This wine is magnificent, your Grand Eminence."

"I am so wonderfully delighted to hear that."

"How rude of me. Would you care for a glass?"

The Cardinal stood, his discontent easily recognizable. The count knew he should probably get down to business and so returned to face Richelieu.

"You want to know details?"

"I do."

"You understand deniability keeps your hands clean."

"I am fully aware of that, Rochefort. Nevertheless, I do not trust you to complete my assignments without some level of incompetence. So, I am waiting."

"Very well, Your Eminence."

Rochefort finished his wine and set the glass on Richelieu's desk, which met with much irritation.

"My men have scoured the countryside, causing all measures of havoc, robberies, pillaging, burning down homes. Men, women, and even children, Your Eminence, have been brutally murdered as requested. Shall I continue?"

Richelieu understood his complicity in the crimes might cause some issues entering through St. Michael's gate. Still, as he looked around his room filled with golden vases and ornaments, silver and rare jewels, he nodded with a crooked smile. "Continue, Rochefort."

"Witnesses, which were left alive intentionally, will accuse the King's Musketeers as the culprits, for they all wore the blue tunics of the guard. My men addressed their leader by the name Athos so that the survivors may easily identify the traitor. I have sent the Red Guard to investigate the crimes and take the victims' statements. You may then issue arrest warrants against known musketeer offenders, whom we will hang in the town square before a hostile mob seeking justice."

"Excellent work, Rochefort. Have another drink."

Rochefort bowed and gladly accepted the offer.

"That should take care of dissolving the musketeers, and therefore removing Tréville from the King's good graces. Now, what of the Queen?"

"The birthday celebration is approaching, and our best attempt at assassination will be when the King and his Spanish princess step from their carriage and walk among their beloved people. A man will be in position. He will shoot the Queen in the head. And if that fails, there is always the ball. The Red Guard will not interfere with another attempt on her life. The assassins will escape, naturally."

"No, alter that plan. We catch and silence the assassins after they kill the Queen."

"Very well."

"Is there a way we could suggest that Tréville planned the Queen's murder?"

"A letter could be written, forged in his hand, instructing the assassins to act."

 


 

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